Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 18:33

 

Quête de devenir...

Par S.TRAHARD Avril 2010

Souvent, les individus croient à tord qu'il existe une "recette miraculeuse" du bonheur, qu'elle soit matérielle, idéale, se conformant à des fantasmes utopiques. Cependant, il est important de comprendre qu'il n'existe pas à proprement parler d'étapes de transitions au bien être, ni de cap à franchir absolument pour être capable de vivre pleinement sa propre vie.

Malgré le fait que les hommes reconnaissent en général ce fait, ils ont souvent tendance à s'enfermer dans un certain "schéma social idéal", comme par exemple être en couple, avoir des enfants, une famille soudée, un entourage amical, une certaine aisance fiancière ou encore des loisirs etc... Ces shémas sociaux sont bien entendus à modérer selon les cultures, les croyances sociales etc.. propres à chaque individu, cependant il est important de constater que l'on retrouve toujours ce type de fondements dans les "shémas sociaux" de nombreux individus.

On peut noter que lorsque la douleur ou la souffrance surgissent dans la vie d'un individu, on observe chez les personnes demandeuses d'aide un ancrage important et de plus en plus aïgu à ce type de "schéma social idéalisé", on voit alors se mettre en avant un désir plus ou moins important de tendre vers cette forme "d'idéal social" qui est fantasmé. Les individus souhaiteraient dans l'absolu pouvoir trouver un schéma social basé sur leur bonheur et dans lequel il seraient en état de quiétude totale, une sorte de vision de la vie appaisante, une vie idéale où tous les problèmes trouveraient leurs solutions d'eux mêmes.

Souvent, on observe également que les être humains tentent à tord et aux prix d'une souffrance encore plus grande de plaquer leurs désirs sur une sorte de "conformité sociale". Ici, ils recherchent 2 types de satisfactions inconscientes détournées, en premier lieu on a la recherche d'une "solution miracle" qui serait donnée par une sorte de "formule magique" dispensée par un élément extérieur (par exemple l'icone sociale idéalisée du bonheur). En second lieu, on voit se construire progressivement chez ces individus une sorte de résistance, de blocage, ou encore un désir accru de non conscience ou de non visibilité de son trouble psychologique.(au travers d'une fièrté déplacée, d'orgueil et de dénis agressifs répétés)

En effet, ces être humains pensent qu'en donnant l'apparence d'un certain "équilibre social" ils seront reconnus par leur pairs, ils donneront à leur entourage l'image d'une certaine stabilité, d'une certaine réussite. Mais il est primordial de souligner ici combien cette manière de concevoir les choses pénalise notre développement personnel de manière tragique. En effet, l'être humain semble être constitué de sorte qu'il soit extrêment sensible au regard de l'autre, et c'est la raison pour laquelle le fait de chercher à éviter les jugements négatifs des autres est important pour eux, ils font ainsi l'économie d'une "souffrance" soupçonnée par l'autre.

Par exemple, on pourrait entendre ce type de discours chez certains "J'en ai assez de montrer constament des sourires faux aux autres, de faire semblant que tout va bien pour moi alors qu'au fond ce n'est pas le cas, ma vie de couple est un enfer, j'ai peur de leur réaction, de leur jugements et de mes réactions. Au travail, personne ne se doute de rien, ni même dans mon cercle "d'amis" ou dans ma famille. Mais c'est plus fort que moi, je ne veux pas leur montrer ni leur en parler alors je fait semblant et je me persuade que je suis heureux." Ce type de discours éclaire bien la réalité d'un paradoxe perçu par le ou la patiente, en quelques sortes on pourrait dire qu'à la souffrance personnelle viendrait s'ajouter la peur d'une souffrance sociale: celle de ne surtout pas montrer, de ne pas pleurer, surtout ne pas faire aveu de faiblesse, de montrer à l'autre que nous ne pouvons pas faire face, hélas il en est ainsi, dans le grand théâtre de la vie personne ne désire qu'on le considère comme un faible ni ne veut endosser le rôle de l'exclu.

La "recette magique" dont je parlais précédemment n'existe clairement pas, elle est purement de l'ordre de l'utopie, du mythe, et on a pu constater combien elle pouvait se révéler parfois la source d'un danger psychique, d'une souffrance encore plus grande pour celui qui aurait voulu être aidé. Pourtant, cette conception persiste, s'ancre, se grave dans des modes de pensée rigides, et de nombreux êtres humains s'improvisent aujourd'hui apprentis alchimistes et cherchent la "pierre philosophale" qui pourrait transformer le plomb de leur vie en or.

Mon travail consiste entre autre à faire "sortir" les patients de ce "mythe utopique" concernant le bonheur, et de les amener patiemment à réfléchir, à méditer sur la sagesse de l'exemple contenu dans ces citations : "Le grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur" Bernard fontenelle - "Du moment que le bonheur, c'est de vivre, on doit le trouver aussi bien dans la douleur que dans le plaisir et parfois même jusque dans l'ennui." Marcel Jouhandeau - " Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépends pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons." Arnaud desjardins.-

Ce qui est souligné dans ces citations elle la non nécéssité, la vacuité d'une telle recherche d'un bonheur idéal, d'un idéal social qui n'existerait qu'en dehors de soi, ailleurs, chez quelqu'un ou quelque part où les solutions existent.

Il est important de ne pas oublier que chaque parcours est de vie est unique, inclu dans un une somme de caractéristiques sociales, culturelles etc. qui sont uniques elles aussi dans leur combinaison. Comment alors pourrions nous pensez que les solutions se trouvent en dehors d'une construction personnelle ? Le meilleur moyen de l'élaborer ne peut bien sûr que passer par l'exploration pour le patient (par le thérapeute) et par le patient de son monde, de ses émotions, de ses sentiments, de ses désirs, de ses besoins, de ses réalisations de vie espérées ou effectives.

Au quotidien au delà d'un travail engagé avec un psychothérapeute, il est important pour les patients de faire preuve d'affirmation de soi, d'autodétermination et de prise de recul. L'expression personnelle de chaque individu passe en priorité par un questionnement autour de ce que les patients souhaitent communiquer d'eux mêmes aux autres, mais également de ce qu'ils souhaitent comprendre dans leur modalités sociales et relationnelles.

Dans une quête de devenir ou dans la résolution d'une souffrance, l'individu ne peut pas faire l'économie de cette remise en cause et de ce travail analytique quand c'est la source des difficultés qu'il rencontre.

Souhaiter une bonne expression personnelle, un développement harmonieux, nécessite  essentiellement de questionner la place que nous occuppons au contact des autres. Sommes nous ce que nous voulons paraître, ou bien sommes nous vraiment ce que nous voudrions devenir ?

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Par Eko - Publié dans : Pensées - Communauté : Psychonautes online..
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 04:55

Parlons d'amour...(1)

Par S.TRAHARD Mars 2010

 

Ce soir j'ai choisi de vous parler d'un mot que beaucoup d'entre nous avons tendance à galvauder, à détourner... Aujourd'hui l'Amour avec un grand "A" se perd.. s'oublie.. se fait traîner chaque jour un peu plus bas et nous aurions bien du mal à en donner une définition claire... et nous aurions raisons au fond, car...

L'amour ne se définit pas, il se ressent, il est une force indescriptible qui nous éveille à nous même.. à notre propre sensibilité... à l'essence de notre vie..

L'amour est un mot que tout le monde utilise, un mot paradoxal et ambivalent qui est parfois entendu bien en dessous de sa vraie valeur.. on aime sans aimer... on aime sans le savoir.. on oublie de s'aimer... et par dessus tout on tend toujours à nier ce qu'il est.. L'amour pourrait se caractériser par l'élan vital qui est ressenti au fond de notre être et qui nous pousse à transformer notre être.. à faire des choses insensées que nous n'aurions probablement pas faite si nous n'avions pas ressenti cet élan...

Dans notre langue le mot amour est un mot à la fois trop court et mal compris, trop étroit pour en détailler tous les aspects, n'évoquant que du mystère dans nos oreilles d'enfants... et parfois encore plus dans nos oreilles d'adultes.. quand enfin nous le ressentons vraiment pour la première fois.. nous sommes face à un sentiment encore inconnu.. tellement fort.. tellement prennant que c'est lui qui nous transcende et nous donne des ailes... il peut aussi nous paralyser dans la stupeur de l'instant.. nous pourrions traduire cette réaction par un trop plein d'un sentiment trop intense et puissant, nous nous retrouvons alors sans mots, déconcertés face à ce sentiment nouveau et si intense... voire même en réaction de défense face aux choses et aux êtres que l'on "aime" vraiment... nous sommes ce paradoxe qu'est l'amour.. nous sommes ambivalence..

Le verbe AIMER est a son tour trop souvent galvaudé, détourné, conjugué, utilisé indistinctement pour nommer des sentiments très divers “j'aime ma femme, mon chien et la moutarde de Dijon…” ou encore “je n'aime pas tes parents mais j'aime qu'ils t'aient donné le jour parceque je t'aime toi !” "j'aime mon frère, ma soeur, mais pas de la même manière que j'aime mes parents.. et encore différemment de la manière dont je t'aime toi"... "On aime bien.. on aime pas trop.." On peut clairement tous se reconnaitre dans ce type de réflexions qui n'ont a rpiori aucun sens réel.. nous désirons tous inconsciemment "aimer" mais aussi "être aimé" et c'est là que commence ma réflexion...

L'amour édulcoré rose bonbon robe de mariage famille etc ... comme nous le concevons traditionnellement à tord dans nos cultures occidentales détruit, supprime, dissimule et déguise toutes les nuances du vrai sentiment amoureux, non seulement chez celui qui aime, mais aussi chez celui qui est aimé.... A chaque fois que l'amour pourrait vivre vraiment, les concernés vont toujours s'acharner pour retrouver la "passion" qu'ils ont pris à tord pour de l'amour... Une passion est amour quand elle est comprise... et elle peut vivre longtemps.. très longtemps...  L'amour n'est plus passion dès qu'on le "défini" et qu'on l'"enferme" dans nos peurs et nos projections... L'amour est sous une certaine forme un abandon de soi, un abandon de ses propres limites... dès qu'on essaie de le définir ou de l'enfermer dans quelque chose de structuré.. de fantasmé... il s'échappe.. s'éfritte chaque jour un peu plus et cherche à revivre dans la "nouveauté" pour finalement s'étteindre progressivement.. c'est ici qu'il nous appartient de reconnaitre en nous ce qu'est véritablement "l'amour" si nous voulons éviter cette impasse douloureuse et inutile...

Il nous appartient de reconnaitre au fond de notre être quelle est la vraie nature du sentiment "d'amour" que nous ressentons.. il nous appartiens de savoir que cette nature.. cette essence d'amour.. ne change pas.. ne se transforme pas... C'est tout ce qui est nourri autour de cet amour qui le détruit paradoxalement.. Nous sommes les producteurs de cet amour... nous sommes les recéptacles aussi.. à nous de le sublimer chaque seconde dans notre vie... L'homme n'est pas déterminé à n'aimer qu'une seule chose dans la vie.. encore moins à n'aimer qu'un seul être vivant, il doit prendre plaisir à aimer vraiment... apprendre patiemment que l'amour ne se possède pas... il se vit pleinement ou se meurt... pour mieux renaître de ses cendres dans un schéma toujours plus destructeur.. Il nous appartient encore une fois de veiller à ne pas enfermer l'amour.. à ne pas lui imposer de limites ni à le projetter trop loin dans le futur à oublier de le vivre au présent.. Il ne doit pas être une manière de nous rassurrer au quotidien.. car dans ces coups de temps là.. ce n'est plus de l'amour que nous ressentons.. c'est de l'égoïsme déplacé et inutile qui nous pénalise et nous déprime...

Les couleurs, les sentiments, les émotions, les tonalités et les variations infimes de l'amour naissant sont nombreuses et intenses, tout comme les subtilités de l'amour blessé, ainsi que toutes les infinies graduations de l'amour finissant, les murmures et les odeurs du souvenir qui font naître une larme où un sentiment de chaleur, de la nostalgie aimante, celles du regret ou de la haine, de la rancoeur et de l'indifférence, de l'espoir et de la déception, quand l'amour blessé ne peut se dire qu'avec son contraire.... il se déguise sous des mots de haine, pour faire naître les meaux de l'âme... pour blesser l'être aimé pour qu'il comprenne qu'on "aimerait être aimé" différemment ou dasn un autre registre "ne plus être aimé du tout"... quand l'amour violenté se transforme en hostilité, en détestation, en amertume ou encore en ressentiment et entretient un feu destructeur capable de tout détruire sur son passage... C'est l'impasse dont je parlais précédemment... L'Amour se vit.. Il est la vie... et nous lui manquons trop souvent de respect dans ces moments là... Il nous appartient de le reconnaitre ou de continuer à vivre l'amour selon notre égoïsme...

Alors que lorsque nous ressentons ce sentiment "amour", nous déclinons ce mot avec de murmures ou des chants, des poèmes ou des silences chargés d'émotions, des intonations différentes, avec des regards, des gestes, des attentions particulières.... Nous le ciselons avec des chuchotements et parfois même avec des cris... Nous voulons que le monde entier saches que nous aimons.. et que nous sommes aimés.. surtout que nous sommes aimés.. non ??  Nous l'accordons constament à tord et à travers avec d'autres mots, des adverbes, des adjectifs, des superlatifs, des verbes énamourés, nous le flattons avec des élans, des enthousiasmes, nous l'agrandissons avec des rêves et des fantasmes.... Nous commençons à le projeter et à le vivre sous une nuance grisée de routine... Puis nous prenons chaque jour un peu plus de distance avec nous même et nous transformons les choses.. nous oublions cet "amour" qui nous a tant fait vibrer et qui nous a dépassé... Pour finalement ne plus se remettre en cause et avancer aveuglement vers le mur réel que représente ce type de pensées...

Le mot amour ne parle pas toujours d'amour, il dit plus souvent l'egoïsme, l'attente, le désir, le besoin, la déception ou encore  la frustration plutôt que la plénitude, le plaisir, l'abondance ou l'abandon... Les manques intimes de notre être.. Notre perpétuelle fuite et nos carrences affectives nous plombent et détruisent nos relations humaines.. Nous sommes les acteurs de cet Amour.. Nous avons le devoir de le respecter.. Si ce n'est pas le cas.. ce n'est qu'une occasion de plus pour se remetre en cause et méditer à ce sujet.. reconnaitre en soi toutes ces zones d'ombres que nous ne voulons surtout pas découvrir sous peine de "souffrir".... l'amour est nécessairement souffrance.. il est essentiel de le comprendre...

Alors si demain il vous arrivait de rencontrer le mot "amour" au détour d'une rencontre, à l'aube d'une relation, au retour d'une tempête émotionnelle, n'oublier pas ces quelques mots, n'hésitez pas à vous remettre en cause, à découvrir l'essence de cet amour et enfin à en prendre soin et à le protéger, il contient des rêves et des élans précieux... Mais aussi des écueils dangereux.... enfin il est primordial de ne pas oublier que l' Amour est porteur d'une sève précieuse, d'une force unique, d'une énergie subtile, il est la graine de toutes les offrandes, il est le réceptacle de l'infinie confiance à s'abandonner enfin au recevoir....

L'Amour n'est pas un but, pas une cage, pas une routine, il est libre, liberté, richesse et doit le rester sous peine de disparaitre... Nous sommes Amour... Nous ne le savons pas... Apprennons le...

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Par Eko - Publié dans : Pensées - Communauté : Utopia
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 17:25

L'essence d'une vie.

par Simon TRAHARD. 

  Nous sommes au centre même de notre existence, ce qui veut dire aussi au cœur de notre histoire, nous sommes l'essence de notre vie... Il ne faut pas pour autant faire l'erreur de se croire au centre de l'univers ou de s'imaginer comme le nombril du monde vivant...

 

  Il me semble que comme tout être humain à la sufrace de cette planète, nous avons reçu au moment de notre conception un germe de vie, une sorte de "graine d'amour universel" qu'il nous appartiendra de faire croitre tout au long de notre vie....

 Nous avons également reçu certainement une sorte de part "d'énergie cosmique" qui nous constitue et nous rattache à l'ensemble de l'univers, à la nature ainsi qu'à tous les autres êtres vivants... Cela me semble être la base d'une appartenance à un "tout" qui nous dépasse largement mais aussi qui transcende notre passage sur terre et nous relie à l'ensemble du vivant...

 

  Chaque réflexion sur le sujet permet à celui qui la nourri de se dépasser chaque seconde.. de devenir soi même tout en essayant de se respecter... il est donc essentiel dans une vie humaine de laisser l'âme s'exprimer et de s'abandonner à ses élucubrations parfois insensées... 

 

Pourquoi pas ??
Car le sens d'une vie n'est pas sa finalité... Le sens d'une vie est l'essence de la vie... donner un sens à sa vie n'est pas essentiel mais tenter de faire vivre le sens de sa vie l'est.. 

 

Il est nécessaire d'apprendre à s'oublier, d'apprendre à mieux se retrouver.. apprendre chaque jour à mieux renaître à soi même... et ce n'est pas la douleur qui en découle qui doit nous stopper dans nos avancées... chaque victoire sur le vrai sens de la vie est un moyen pour chacun de mieux se ressourcer...

 

Le subtil mélange de nos sentiments, de nos sensations et de nos pensées a parfois tendance à nous perdre dans ce grand labyrinthe que nous sommes... chaque composante de notre personnalité est une part de nous même qu'il faut apprendre à analyser patiemment... ce travail est long, parfois difficile, mais il peut amener celui qui l'entreprend à se reconsidérer totalement.. et cela pourra lui permettre de vraiment se dépasser, d'apprendre à se connaître vraiment sans se voiler la face inutilement...

 

La complexité de l'être humain est quelque chose qui me fascinera toujours.. et je crois que je prendrais toujours autant de plaisir à tenter de comprendre l'esprit humain... cette fabuleuse machine qui peut parfois être tellement mal utilisée... 

Je crois que la quête de compréhension de l'esprit humain est quelque chose d'essentiel pour moi depuis que je suis en âge de raison...(avant, je n'avais pas besoin de comprendre..) je conçois qu'il y a encore tant à apprendre et à comprendre.. tant de capacités non exploitées... tant de secrets à découvrir.. j'aime penser que la seule partie du monde qui n'aie pas encore été foulée par l'homme soit son esprit... et je me plaît beaucoup à tenter d'aller y chercher toutes les parts de moi même que j'ai encore à découvrir... et toutes ces parts de vie que je m'exerce chaque jour à cultiver..

 

Ce qui devrait nous rendre responsable à l'égard de tout être vivant et donc de nous mêmes et par conséquent de l'ensemble de nos actes, c'est cette prise de conscience en ce qui concerne notre appartenance au monde vivant et tout simplement à la vie en soi..

 

Nous sommes responsables, non seulement de notre présent et de notre avenir, mais aussi de la relation que nous entretenons avec notre passé... A partir d'une telle position de vie, avec un tel point de vue, il nous sera alors beaucoup plus difficile de nous réfugier dans notre propre violence ou de nous enfouir (ou enfuir) dans la victimisation et dans la rancoeur...

 

Il me semble que ce n'est pas ce qui nous est arrivé ou bien encore ce qui va surgir dans notre vie qui va vraiment influencer notre chemin mais plutot ce que nous en ferons.. ce que nous serons capables de comprendre de nous... ainsi que de la manière dont nous l'intérioriserons et le dynamiserons à partir de différents engagements de vie possibles... des engagements concrets, que nous appliquerons au quotidien en relation directe avec chacun de nos actes...

 

Si telle était notre option de vie, nous pourrions alors choisir ou pas de nous replier sur la peur, d'entretenir la plainte, de nous enfermer dans l'accusation perpétuelle de l'autre, ou le ressentiment ou encore de nous polluer par de l'auto dévalorisation et ainsi nous paralyser dans la non estime de soi et dasn le "non amour" de nous-mêmes...

 

Nous pourrions également aisément être tenté de nous victimiser et passer alors l'essentiel de notre temps à entretenir des reproches contre nos parents, contre tous les adultes de notre enfance qui ne nous ont pas compris ou suffisament aimés...

 

Nous pourrions encore entretenir de nombreuses accusations et amertumes envers tous ceux qui nous ont déçus, blessés ou frustrés et même remettre en cause le monde entier et pourquoi pas les dieux auxquels nous croyons, sans oublier de critiquer tous les politiciens que nous avons élus et qui dictent leurs lois, décident des guerres et qui prennent des décisions qui vont continuer d'entretenir la violence et l'injustice...

 

Cependant, nous pouvons aussi nous appuyer sur les forces vives qui naviguent en nous à chaque instant, et tenter au maximum de nous relier aux immenses ressources que nous offre la vie, la vie qui nous entoure, celle que nous portons en nous, en la respectant, tout simplement...

 

Nous pouvons apprendre à mieux accueillir la beauté et la présence subtile du "divin" ou du "sacré" présent en toute chose et en tout être... Nous pouvons être plus vivants et plus dynamiques si nous avons appris à mieux nous définir et à nous positionner avec plus de clarté devant autrui...

 

Nous pouvons aussi tenter de commencer à mieux nous aimer si nous acceptons de déposer et de restituer tous les messages négatifs qui peuvent venir vers nous, à tout instant, de la part de ceux qui nous entourent ou prétendent même nous aimer... nous devons alors jouer en quelque sorte le rôle de "filtre de vie"..

 

Nous pouvons retrouver et entretenir la confiance, la bienveillance et l'estime de soi si nous acceptons de nous respecter en nous réconciliant avec l'ex-enfant qui est au profond de nous... et en respectant la vie et son essence afin de mieux pouvoir la comprendre et la ressentir en soi..

 

C'est pour le moins ce que je souhaite vraiment à chacun...

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Par Eko - Publié dans : Psychologie - Communauté : nature et bien être
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 19:09
Bonjour à tous et à toutes, 
le 17 Mars 2010 marquera la date de mon retour sur Overblog, l'année passée fut bien remplie et j'ai décidé de revenir écrire mes pensées sur ce blog.
Tout d'abord je tiens à vous présenter mon entreprise de Coaching personnalisé et Psychothérapie que j'ai créé à Dijon cette année. 
N'hésitez pas à aller visiter le site et vous faire un avis personnel à l'adresse suivante :

 COACHING DIJON


Aujourd'hui j'ai choisi de vous parlez de l'importance de la symbolique au quotidien. Ce premier article sera suivi par d'autres du même type régulièrement. 
Bonne lecture.



 L'importance des symboles, des actes symboliques, et leur force pour se réconcilier avec soi même.

par Simon TRAHARD. (Coach de Vie, Psychothérapeute)

La pratique des actes symboliques est sans aucun doute aussi vieille que l'humanité et toutes les cultures dites primitives. En Europe, nous avons perdu le contact avec la symbolisation au sens où elle ne nous apporte plus ce qu'elle devrait. Il serait temps de nous réconcilier avec elle, car la symbolisation est un des langages par excellence qui nous permet de dialoguer avec notre inconscient et de nous réconcilier avec les parts les plus essentielles de notre être. Les symboles sont toujours importants car ils permettent d'établir un pont, une passerelle inconsciente entre un événement passé et une situation présente et donnent un sens nouveau à notre histoire.

La tristesse et le désespoir sont souvent les langages masqués de l'incompréhension, de la colère et de la rage. La dépression peut agir comme un anesthésiant sur la violence engrangée face à des êtres aimés, et la mise en maux peut être une réponse (coûteuse) au silence des mots. Ce paradoxe est important car il reflète clairement le processus de somatisation, en d'autres termes, tout ce qui n'est pas dit mais qui restera vécu sur le plan du refoulé ressurgira un jour sous forme de maladies ou d'aspect dépressifs inexplicables.

 Le symbole est donc purement une dimension du langage qui ne doit pas se laisser enfermer ni dans la logique, ni dans le rationnel. Car le symbolisme peut être un moyen de parler directement à notre Inconscient.
Car sii les rêves, les actes manqués ou encore les lapsus sont aussi des manifestations de l'inconscient, la poésie, les contes, la création artistique et les symboles peuvent également être des outils dont nous disposons pour s'adresser à lui et lui envoyer des messages qui trouveront un écho dans ses stratégies.
Prenons un exemple. Telle petite fille s'est sentie abandonnée, rejetée ou humiliée dans son enfance, Devenue femme, elle peut en quelque sortes garder cette "programmation inconsciente" en elle et se sentir incapable d'être aimée, ou à l'inverse, sera toujours dans le besoin d'aimer pour s'aimer soi inconsciemment. Elle peut alors douter de ses ressources, s'isoler, neutraliser sa confiance en elle ou encore en vouloir au monde entier. Mais elle peut aussi décider de prendre en charge l'accompagnement émotionnel de la petite fille qui est en elle afin de mieux comprendre toutes ces parts inconscientes de sa personnalité. En lui donnant les soins et les attentions qu'elle aurait aimé recevoir, et cela au travers d'un symbole. Le dialogue symbolique est alors possible si l'on se laisse l'occasion de regarder les choses sous un angle différent et d'accepter que notre part inconsciente est primordiale dasn la gestion de notre quotidien.

Un travail de longue haleine.
La pratique des actes symboliques peut permettre à chacun de se ré-approprier un pouvoir de vie perdu et d'être agent de son changement à différents moments de son existence. Cette démarche contient une dimension thérapeutique importante, par le mouvement d'ouverture qu'elle amorce. Combien de situations problématiques non réglées avons-nous engrangées, au détriment d'un équilibre harmonieux et au prix de blocages, de déplacements, de répétitions ou d'anesthésies denotre propre être !

Avant toute chose, avant même de pouvoir symboliser, nous devons tenter de reconnaître ce qui a été touché, blessé en nous même au travers des paroles ou du comportement de l'autre. Cette écoute de soi n'est possible que si nous renonçons à vouloir a tout prix accuser ou à mettre en cause l'autre, car si nous lâchons le ressentiment lié au préjudice du à l'humiliation qui nous a été imposé(e). Nous pouvons alors, dans un premier temps, tout simplement écrire, en tentant de dire ce qui s'est passé chez nous, comment on a ressenti les choses intimement.

Le malentendu vient la plupart du temps de la difficulté à reconnaître ce qui a été touché en nous autravers de ces mots ou de ces actes qui nous ont blessés. Nous avons souvent tendance à parler sur l'autre, à l'accuser, à le rendre responsable ou à lui faire des reproches, directement ou indirectement.

A partir de cette première prise de conscience, il est possible d'essayer de trouver un objet symbolique, qui permettra de visualiser ce qui est venu de l'autre, ce qui a été imposé et qui ne paraît pas bon pour nous. On me demande souvent comment choisir l'objet ? Soyez sans inquiétude, il viendra à vous, il s'imposera d'une certaine façon comme représentation de ce que vous avez à restituer ou de ce dont vous devez prendre soin.

A tord, beaucoup de gens pensent qu'il suffit de prendre conscience d'un problème, de l'exprimer, d'écrire une lettre imaginaire ou de transférer ses sentiments (négatifs ou positifs) sur un thérapeute (un coach pourquoi pas..), ou sur celui que nous voulons rendre responsable de notre malheur, que dénoncer l'injustice subie suffit à calmer ses conflits ou apaiser ses ressentiments…

D'autres invoqueront la nécessité et les bienfaits du pardon. Celui-ci a pour pouvoir de diminuer parfois considérablement les ruminations et d'atténuer le comportement défensif, chez celui qui le donne ou le propose mais le pardon n'est pas une bonne solution au sens ou il laisse la violence chez celui qui l'a reçue ! Je propose donc de restituer au travers d'un symbole, c'est-à-dire par la médiation d'un objet, la violence reçue.

Symboliser, c'est-à-dire, transférer sur un objet un sens particulier qui nous est propre par rapport à un désir, à un projet ou à un sentiment, permet de développer une nouvelle dynamique de vie. Dans le processus de symbolisation, c'est  comme si la présence visuelle du symbole était susceptible de capter, de rassembler, et surtout de "cristalliser" des énergies de vie qui, autrement, resteraient éparpillées, morcelées et sans but.

L'effort de se respecter.

Des nombreux témoignages entendus concerant l'efficacité du symbolique sont parfois variables, il émane parfois un sentiment d'incrédulité, voire de suspicion : " Ça a marché, cette fois-ci, mais…", "si c'était aussi simple il n'y aurait plus de problème !" ; mais aussi un sentiment de gratitude à l'égard de soi-même, pour avoir osé se respecter en faisant quelque chose pour soi, c'est la part la plus importante dasn ces cas de figure..

Parfois , il y a aussi de la méfiance à l'égard d'une pratique qui échappe aux règles de la logique simple, qui déstabilise des comportements et des conduites inscrits en nous depuis notre enfance sans jamais avoir été remis en cause.

Si je choisi de vous parlez en premier lieu du symbole, de l'acte symbolique et de leur pratique, c'est pour pour tenter de montrer combien il peut être vital, important, de respecter sa propre intuition, son ressenti intime, à l'intérieur d'une relation claire avec soi-même. En refusant de s'enfermer dans le réactionnel (à base de ressentiments, de projections, d'accusations ou de critiques toujours négatives) pour rester ou revenir dans le relationnel (à partir d'affirmations, de demandes claires, d'invitations ouvertes).

L'énergie vitale qui est alors libérée de ses fardeaux du reactionnel permet de vivre plus intensément et plus harmonieusement avec soi même.

Symboliser nous réconcilie avec les forces vives qui nous habitent et nous permet tout à chacun de s'affirmer et de se responsabiliser au travers d'une méthode accessible à tous.

Pratiquer la symbolisation active régulièrement est d'une certaine façon, apprendre à mieux s'aimer en prenant soin de se respecter.

 

Par Eko - Publié dans : Psychologie - Communauté : Psychonautes online..
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 03:20
J'ai choisi aujourd'hui de vous faire part des versants parfois sombres de la psychologie qui ne sont pas connus de tous..

Je propose de partager une petite réflexion que j'ai eu concernant les pulsions et la libido.... qui sont justement des termes qui paraissent flous dans la plupart des esprits... alors si ces quelques mots peuvent vous aidez à mieux les comprendre et à mieux nous comprendre, le pari est gagné.. ;)

Ces 2 termes peuvent d'abord vous parraitre flous et c'est pourquoi je vais essayer de vous donner ma vison des choses....
tout d'abord, je conçois que vous connaissez le conscient et l'inconscient... mais je pense que je ferais le même type d'article pour expliquer cette topique de Freud le cas échéant...

Ces notions appartiennent au vocabulaire de la psychanalyse...

Les pulsions ont toutes une structure identique, elle sont dirigées par une poussée qui n'a pas obligatoirement de but précis, on pourrait l'opposer au terme d'instinct qui lui aurait un but fixe.
La pulsion est une forme d'énergie qui est à la fois psychique(l'esprit) et somatique(le corps)...

Je définirai les pulsions par 4 notions : la poussée, le but, la source et l'objectif de la pulsion.

---> la source est l'endroit du corps où se créé l'exitation..

---> le but de la pulsion est de supprimer l'état de tension provoqué par la poussée, la pulsion vise un objectif qu'elle va utiliser afin de supprimer cette tension...

---> l'objectif de la pulsion n'est pas spécifique, il doit être variable en fonction des expériences de vie et de l'histoire de chacun, cet objectif peut être aussi bien une personne qu'un objet...

On peut parler de 3 grandes formes de pulsions: la pulsion sexuelle, la pulsion du moi, et la pulsion de mort...
J'imagines que vous avez déjà une idée en ce qui concerne la pulsion sexuelle ... 

La pulsion du moi est une pulsion visant l'autoconservation, elles a pour rôle de s'opposer aux pulsions sexuelles afin de protéger le sujet et de l'aider à s'adapter à la réalité...

Freud donne 2 significations que je trouve cohérentes en ce qui concerne la pulsion de mort:
- elle représenterait une aspiration au repos et à la mort tandis que la pulsion sexuelle permettrait plutôt le maintien de la vie..
- une tendance à la destruction de soi et des autres, ce qui en fait une pulsion agressive..

Les pulsions doivent pouvoir évoluer au cours de la vie affective....

La libido est un concept quantitatif, la libido change, évolue... L'énergie de la libido est uniquement sexuelle, d'ailleurs, on peut dire que l'énergie est apportée par la poussée de la pulsion... 
Les zones corporelles qui en sont la source sont appellées zones érogènes, jusque là tout le monde suit ??
L'énergie de la pusion va alors se fixer sur des objectifs...

L'inconscient doit avoir une influence beaucoup plus importante que le conscient. car c'est dans l'inconscient que résident les raisons profondes de nos décisions, de nos choix et de nos actes, on pourrait considérer que les motifs conscients sont plus des rationnalisation secondaires plutôt que de vraies raisons...

FREUD " Ce que l'on croit être son destin n'est que la réalisation des désirs inconscients "

Je peux également vous parler de la notion de refoulement...
c'est un mécanisme de défense psychique qui a pour rôle de rejeter ou de garder dans l'inconscient des représentations et des affects liés à une pulsion qui sont difficilement tolérées par le sujet...

Les conlits intrapsychiques ds foces en présence viennent s'opposer; il peut y avoir une alternance de la domination d'une force sur une autre, il peut alors y avoir un compromis qui permette un certain équilibre psychique.

La santé mentale d'un sujet ne tient pas en l'abscence de conflits mais au fait que les conflits intrapsychiques aboutissent à l'Homéostasie, en d'autres termes à un équilibre ou un compromis satisfaisant et qui ne soit pas trop coûteux en énergie psychique. Car si cette énergie est perdue, elle ne sert plus pour la vie créatrice...




Par Eko - Publié dans : Psychologie - Communauté : Psychonautes online..
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